Le risque de remontée de nappes phréatiques

 
 

Qu’est-ce qu’une nappe phréatique ?

Les nappes phréatiques sont des masses d’eau contenues dans les fissures du sous-sol ; elles sont accessibles généralement par des puits ou par des forages.

Leurs exutoires naturels sont les cours d’eau et les sources. Toutefois, une nappe phréatique peut avoir une couche imperméable au-dessous (comme un plancher) et au-dessus (comme un toit) : elle est alors dite « captive ».

Les nappes sont alimentées par la pluie :

  1. Une première partie de l’eau est évaporée en surface ;
  2. Une seconde partie s’infiltre légèrement, elle est reprise plus ou moins vite par l’évaporation et par les plantes.
  3. Une troisième partie s’infiltre plus profondément : on dit alors que la pluie recharge la nappe phréatique.

C’est généralement durant l’hiver que cette recharge survient, car :

  • les précipitations sont les plus importantes,
  • l’évaporation est faible,
  • la végétation est peu active et ne prélève pratiquement pas d’eau dans le sol.

Ainsi, le niveau des nappes s’élève rapidement en automne et en hiver, jusqu’au milieu du printemps. Chaque année en automne, avant la reprise des pluies, la nappe atteint ainsi son niveau le plus bas de l’année : cette période s’appelle l'« étiage ».

Lorsque plusieurs années humides se succèdent, le niveau d’étiage peut devenir de plus en plus haut. Si des pluies exceptionnellement fortes surviennent alors que le niveau d’étiage est inhabituellement élevé, la nappe peut alors atteindre la surface du sol.

La composition des sols, facteur déterminant

Toutes les roches ne laissent pas passer l’eau de la même manière. Ainsi, le phénomène de remontées de nappes se produit le plus souvent dans certains types de calcaires, notamment dans les couches aquifères de la craie. Au contraire, dans les sols sableux, l’eau est rapidement absorbée.

Des conséquences diverses sur les constructions

Les remontées de nappes phréatiques peuvent déboucher sur des débordements, des ruissellements ou des inondations. Les conséquences sont diverses :

  • Inondations de sous-sols, de garages semi-enterrés ou de caves ;
  • Fissuration d’immeubles, en particulier ceux comportant plusieurs niveaux de sous-sols ou de garages ;
  • Remontées de cuves enterrées ou semi-enterrées, de piscines ;
  • Désordres sur les réseaux routiers et voies de chemin de fer (tassements) ;
  • Remontées de canalisations enterrées ;
  • Pollutions (dispersion de déchets, peintures, solvants, engrais).

Le risque de remontée de nappes phréatiques en Gironde

Une étude a été confiée au BRGM afin de déterminer la sensibilité de chaque commune à ce risque.

Consultez la carte du site www.inondationsnappes.fr pour visualiser cette sensibilité en Gironde.

Que faire face à ce risque ?

 

Le phénomène de remontée de nappe ne peut pas être évité, mais certaines précautions peuvent être prises pour réduire les dégâts dans les zones sensibles :

  • éviter la construction d’habitation, 
  • respecter des règles préventives de construction lors de la réalisation de sous-sol (caves, garages), 
  • ne pas prévoir d’aménagements collectifs ou d’infrastructures.